L’église

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On y pénètre par son portail roman à trois voussures en plein cintre, surmonté d’un faux tympan en retrait, primitivement en pierre ; trois colonnes de part et d’autre surmontées de chapiteaux monolithes ornés d’une tête humaine archaïque et d’éléments pouvant évoquer des cornes de bélier, soutiennent l’ensemble. Hélas au-dessus du portail deux fausses fenêtres géminées ont remplacé au 20e siècle l’oculus roman.

Une profonde sérénité se dégage dès l’entrée : bel appareillage de pierres finement jointoyées, croix latine orientée plein est, chœur plat, deux chapelles latérales au bras du faux transept de même hauteur que la nef, voûte en berceau très légèrement brisée renforcée de doubleaux reposant simplement sur un cordon de pierres délimitant quatre travées.
A l’aplomb de la quatrième travée, dans la nef s’ouvre la porte des frères convers. Le sol en très légère pente conduit vers le chœur en signe d’humilité. Simplicité, austérité : aucune sculpture ne distrait l’œil ; douze croix de consécration en relief sur les murs ajoutent à la spiritualité du lieu.-162

Le chœur large de 5,60 m, profond de 6,50 m éclairé par deux fenêtres romanes et une ouverture en forme de croix grecque entre lesquelles s’intercalent trois croix de consécration, est saisissant. Distant des trois murs de 2,10 m, l’autel de pierre est celui même des Chalaisiens, enserrant sur sa table sa relique inviolée ! Il a été découvert sous l’autel baroque déplacé après le concile Vatican II. Dans le mur sud, le siège de l’officiant et l’ancienne porte des morts qui donnait accès au cimetière de l’abbaye. Dans le mur opposé est ménagée l’armoire eucharistique.

stblaiseDans la voûte au départ de la nef on peut voir le passage des cordes actionnant la cloche (le petit clocher chalaisien a disparu et a été remplacé en façade en 1834 par une tour clocher).

Dans le bras nord du transept, on peut admirer l’autel baroque à baldaquin (classé Monument Historique) et dans le bras sud le magnifique autel daté de 1643 encadrant un tableau de Notre Dame du Rosaire (classé M.H lui aussi) qui occulte la porte d’accès à l’ancienne sacristie ; à gauche de cet autel on distingue, surélevée, la porte d’accès à la chambre de l’abbé et au dortoir des moines qui permettait à ceux-ci grâce à un escalier de bois, d’accéder à l’église pour les offices de nuit. De jour, ils pénétraient dans l’église par la porte des moines ouvrant sur le cloître, dissimulée aujourd’hui par un confessionnal, mais très visible de l’extérieur.

Malheureusement les fenêtres romanes de la nef côté sud ont été agrandies au 19e siècle et une chapelle de pénitents blancs du 17e siècle s’appuie sur le mur nord sur lequel les fenêtres ont été murées.

Le culte de Saint Blaise à Valbonne

Le culte de Saint-Blaise fut introduit en Occident par les Croisés. Cet évêque arménien, Saint Thaumaturge, subit au 4ème siècle la persécution de l’empereur Dioclétien. Durant son supplice, on lui écorcha la peau à l’aide de cardes de fer. En raison des peignes en fer qui servirent à son supplice, Blaise est le saint Patron des cardeurs, mais aussi des tailleurs de pierres utilisant la « ripe », un outil semblable aux cadres de fer, des tisserands, des drapiers et, comme à Grasse, des gens qui ont pour occupation de racler les peaux et de les traiter pour en faire du cuir. La corporation des tanneurs de Grasse fit donc tout naturellement de Saint-Blaise son protecteur. La surabondance d’humidité régnant dans les « rouaches » de tanneur ou les « rouissoirs » des tisserands a toujours été perçue par la pensée populaire comme l’une des principales causes du goitre dont saint Blaise prémunit à l’égal des maux de gorge et -140de la toux. En effet, et selon la légende populaire, Saint-Blaise avait miraculeusement sauvé un enfant en train de s’étrangler avec une arête de poisson.

Saint-Blaise prit deux cierges de la chandeleur que la mère tenait dans ses mains. Il les posa en croix sur la gorge de l’enfant qui guérit. Cette tradition de Blaise Saint Thaumaturge perdure de nos jours lors de sa célébration. Dans certaines églises du haut-pays, au lendemain de la Présentation du Seigneur, on procède en la mémoire de Saint Blaise à la bénédiction des gorges des fidèles avec deux cierges bénits, croisés et liés ensemble d’un ruban rouge de façon à former un sautoir. Le prêtre asperge les cierges d’eau bénite.

Ceux qui veulent recevoir la bénédiction se mettent à genoux devant l’autel. Le prêtre asperge les deux cierges d’eau bénite et les place en forme de croix sous le menton de chacun en disant à chaque fois : Que Dieu, par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, te délivre du mal de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. La Sacrée Congrégation des Rites précise que les deux cierges doivent être éteints et que l’on peut donner cette bénédiction tout au long de la journée.

L’intérieur de l’église en image une visite d’une profonde sérénité.

 

L’église avant sa restauration à son état naturel.intérieur de l'églse avant restoration

Un petit tour à Valbonne village !
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